One shot de DD5 : chaud devant !!!

À la demande d’un groupe de jeunes joueurs, le club a accueilli une initiation à DD5 animée par Greg, aimablement venu de Lausanne à cet effet.

Pour l’un des participants, Luca, c’était même le premier contact avec le jeu de rôle.

Et quel contact : alors que les PJ avaient été engagés pour escorter un marchand porteur d’une mystérieuse boîte jusqu’à la ville voisine, voici qu’ils sont agressés par d’innombrables gobelins profitant de leur teint vert pour se camoufler dans les ramures, mais surtout par une énorme créature faisant vaciller les arbres.

Fondu au noir. Et réveil pendu la tête en bas, et dépouillé de son équipement. Au sol, gisant lamentablement dans ses boyaux sanglants, la moitié supérieure de leur employeur.

Bravo l’équipe ! Heureusement qu’une partie du salaire était versée d’avance.

Reste donc à se libérer, à triompher héroïquement des deux gob’ de garde, dont le sévèrement atteint de cupidité qui avait trouvé moyen de s’encombrer de tout l’équipement des persos, ce qui faisait de lui le prodige de vélocité qu’on peut imaginer. Allez la tortue, allez !

Puis, avec une infinie prudence, l’équipe débarque, armes au poing, dans la salle voisine, occupée par un unique gob, chef cuisinier, occupé à émincer des oignons.
La prêtresse de l’équipe ayant paré ses mots des splendeurs du paradis, et inspiré une profonde fidélité à l’artiste des casseroles, celui-ci accepte de se mettre au service des PJ, qui ont bien besoin d’une cuisine de campagne vus leurs propres talents limités en la matière.

Au passage, ils en profitent pour apprendre qu’ils ont été agressés par un ogre qui tient, dans la pièce suivante, un festin perpétuel, alimenté régulièrement par les chairs bien apprêtées des voyageurs capturés.

Les PJ ne doivent leur survie qu’à leur rôle dans la préparation d’un mijoté demandant plusieurs heures de cuisson pour chaque ingrédient.
Aaaah… voilà donc pourquoi ces prétirés incluaient un humain, un elfe, un halfelin, un nain, un demi-orc, et que l’employeur était un gnome.

Un léger flottement s’ensuit, à l’idée d’affronter un ogre qui n’a déjà évité de mettre les PJ en pâté que parce qu’ils étaient supposés finir en ragoût.
Heureusement, de fins connaisseurs des civilisations ogres s’avisent que de tels solitaires sont rejetés par leur groupe pour avoir échoué à leur initiation : bouter le feu à une forêt et la traverser bravement. Il devrait donc avoir peur du feu.

Puis une observation fine de l’architecture locale, encore visible sous la suie et l’amoncellement de salaisons humanoïdes, permet de réaliser que les gob ont recyclé un tombeau nain. Celui de Klabor aux Poings Ardents. Ardents… attends… comme le dentiste ? Nan, comme les allumettes. Ah-ah.

Et c’est où ? Oh alors là, facile, répond aimablement le cuisinier : au fond du couloir dont on ne revient pas. Enfin, relativisons : dont les gob ne reviennent pas.

Après avoir dévasté les gardes mort-vivants éternellement préposés à la garde du tombeau, les PJ peuvent donc négocier brillamment avec un roi nain passablement défraîchi menaçant de rendre le peu d’âme qui lui reste à chaque instant. Mais l’idée que la salle de banquets destinée à célébrer ses rites funéraires soit occupée par des parasites suffit à le convaincre de confier ses précieux bracelets aux PJ, qui deviennent dès lors capables de manier le feu.

Allez savoir pourquoi, cela ne suffit pas à les rassurer. Mais un inventaire de la cuisine permet de s’aviser que les réserves d’alcool devraient suffire à créer de belles flammes dans le grand hall. Encore faut-il un héros suffisamment fou pour le répandre dans la pièce.

Fort opportunément, l’étable se trouve sur le chemin du hall, et le rôdeur elfique, malgré son accent un peu classieux, parvient à communiquer avec les taureaux d’attelage. L’un d’entre eux accepte l’héroïque mission de parcourir la salle en répandant l’alcool, à la condition que le rôdeur prendra soin de son frère. Après des adieux fraternels profondément émouvants, l’assaut est lancé.

Le bœuf dépasse toutes les espérances en faisant carrément le tour de la table de l’ogre, prouesse qui lui vaut d’être attrapé et brisé par l’énorme goinfre. Mais avant que l’ogre puisse en prendre la première bouchée, les PJ enflamment l’alcool, isolant le monstre d’un mur de flammes.

Pendant ce temps, le mage, aidé par une illusion, joue brillamment le rôle d’un roi nain auréolé de flammes, venant revendiquer son tombeau, provoquant la panique des gob qui détalent.

L’ogre se redresse pour relever le défi, et la barbare naine démontre qu’il n’est nul besoin de la lancer tant sa rage suffit à la projeter sur un adversaire et lui orner le crâne d’une hache, que viennent rejoindre le bâton du moine et la flèche du rôdeur.

Un ogre, un round, bon ratio.

En se servant une bière au bar, le soldat demi-orc, toujours pragmatique, demande si le taureau est tout à fait mort, ou si la grâce divine, par le plus grand des hasards… dans un grand élan de solidarité avec leur camarade tombé au combat, le groupe s’unit pour assister la prêtresse qui tente de ranimer le taureau. Et, miracle, la brave bête rouvre ses bons yeux humides aux longs cils, et demande à son grand frère s’il a été à la hauteur.

Après un bref inventaire des lieux, et la découverte d’une petite fortune, les vaillants PJ rêvent à leur avenir : ils ouvriront une auberge, baptisée « Au Taureau Ardent », flanquée d’un grand pré où les deux taureaux pourront vivre heureux avec leurs épouses et leur future nombreuse descendance, pendant que le chef gobelin fera les délices des clients en les initiant à certains mets exotiques… il faudra juste prévoir de corrompre les services d’hygiène, s’ils ont commis l’erreur d’exister.

Avenir qui se réalisera sans doute, si la sphère noire que transportait le marchand, et que le mage a récupérée, ne les mène pas à leur perte. Car elle semble être une clé… mais vers quoi ?

En tous les cas vers de nouvelles aventures.

Le club remercie Greg pour la qualité de son animation, la manière dont il a su transmettre le plaisir du jeu de rôle, avec pour résultat un Luca avec des étoiles plein les yeux… waow… un rôdeur elfique… carrément comme Aragorn… et c’était lui… pour une soirée.

Pas étonnant qu’on se revoie vendredi prochain pour la suite, la suite, la suite !

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