Alma – résumé de la partie du 6.8.2019

Les personnage sont toujours en train d’explorer l’île sur laquelle un malencontreux naufrages les a échoués, interrompant une délicieuse croisière de fiançailles.

Interrompant, ou poursuivant harmonieusement ? Car l’île semble promouvoir la vie de couple et la parentalité. Les PJ, dispersés malgré eux dans des lieux paradisiaques, semblent manipulés afin de découvrir peu à peu le charme de leurs compagnons.

Et vu le groupe considéré, ce n’est pas une mince affaire. C’est bien beau de créer des PJ tarés, mais qui voudrait s’en encombrer ?
Des PNJ tarés, bien sûr, amoureusement créés par le MJ à cet effet.

Les PJ ont donc exploré l’île à la recherche de leurs compagnons disparus, découvrant au passage des civilisations plus ou moins séduisantes, de la communauté de gays excellant dans la confection de slips crochetés avec un merveilleux petit coton pastel, aux postières décidées à changer tous les hommes en femmes et à les inclure dans le service public, au sein duquel elles repousseront les frontières pour offrir aux peuplades lointaines les joies du courrier correctement affranchi.

En passant par les lémuzards aux mœurs très libérées (et qui comptent le vilebrequin au nombre des sextoys), ou des pirates recrutés parmi la lie des sociétés du monde environnant, et profitant de cette seconde chance pour créer une dystopie féroce.

Les PJ parcourent donc le rivage, exploitant au mieux les fruits tropicaux pour étendre leur gamme de cocktails.

Ils récupèrent tous leurs amis, y compris le gentil couple de fiancés qui bâtissait sa résidence, avec piscine, nursery, cascade, bar, et bungalows pour les amis.

Oh, ils seraient bien restés, s’ils n’étaient pas maudits par Ganneval, le dieu qui s’occupe de faire des liens sociaux une source inépuisable de maux. Ce bon vieux : l’enfer c’est les autres.
Et s’ils n’avaient pas la désagréable impression que tout enfant né d’eux ne ferait que matérialiser la puissance du dieu, avec des résultats déplorables pour les mortels.

Marrant quand même, ces gens qui refusent d’engendrer l’Antéchrist. Et après, on se demande pourquoi on se passe de l’avis des futurs parents.

Ayant ainsi temporairement renoncé aux charmes de la parentalité, les naufragés continuent leur quête du dernier d’entre eux, Kaven. Sans grand enthousiasme, il faut bien l’avouer, puisqu’il est le prétendant malheureux à la fiancée, oscillant entre rage meurtrière et profond chagrin.

Ils arrivent ainsi dans une crique dont la nature leur semble savamment aménagée pour le confort et l’agrément de créatures probablement beaucoup plus grandes qu’eux.

Ces cuvettes dans la roche, qui paraissent autant d’aquariums, leur évoquent des casseroles. La végétation elle-même paraît composée de plantes aromatiques, condimentaires, potagères. Pour tout dire, ne serait-ce pas le petit paradis du parfait cuisinier ?

Bien entendu, Kaven est dans l’une des cuvettes, conscient, occupé à cuire à petit feu, et il tente, toujours pudique, de camoufler sa nudité sous les rondelles de légumes flottant à la surface du bouillon.

Les PJ et leurs camarades entament un fascinant dialogue avec le désespéré, comblé que l’univers lui ait trouvé une ultime utilité, ravir les papilles de connaisseurs. Ils tentent de le convaincre de survivre, jouant sur sa solidarité, prétendant qu’il leur est indispensable, ce qui semble malheureusement exact.

Et dès lors que Kaven, la larme à l’oeil, songe à quitter le bouillon, les cuisiniers ressentent le risque d’échec de leur préparation, et se manifestent.
Les uns interrompent le vol silencieux avec lequel ils parcouraient le ciel, fondus dans son azur; les autres surgissent des flots, ou se dissocient des arbres de la forêt, des pentes de la montagne. Aussi diversement colorés qu’ils soient, et aussi différentes que soient les poses qu’ils adoptent pour se mettre en valeur, ils ont tous en commun d’être des dragons.

Et bien décidés à empêcher les PJ de saboter leur dernière invention culinaire…

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