Les travaux d’électricité sont terminés !

Grâce à vos cotisations à tous (merci !!!) le club a pu financer des travaux d’électricité.
Désormais, il est possible d’allumer la lumière dans chaque pièce séparément, et de choisir l’ambiance :
plein feux pour lire les petits caractères sur les feuilles de personnage, ou traquer les pions les plus microscopiques sur les plateaux de jeux…
…ou éclairage plus doux pour les jeux d’ambiance.

Des prises multiples ont été installées, donc les MJ qui viennent avec leurs portables n’ont plus besoin de chercher la prise : elle est juste à côté, où qu’ils soient assis.

Et il est désormais possible de se faire du pop-corn au micro-ondes tout en faisant chauffer de l’eau pour son thé ou sa soupe instantanée, sans que le disjoncteur saute 😁.

Bref, grâce à vos contributions à tous, la civilisation a pu rejoindre notre caverne !
Au plaisir de vous y croiser un de ces jours !

Alma : Un Chat dans le cœur

Après consultation de toutes les personnes concernées, c’est décidé : Bleu Nuit réincarnera Nébuleux Papillon, et lui conférera un don d’exorciste, afin qu’elle puisse demeurer parmi ses élèves.
Certes, agir ainsi fait planer une sourde menace sur les personnes présentes à l’école, et probablement quelques autres en sus… car n’est-elle pas la lame qui fendit la réalité à la capitale, propageant un mal encore inconnu ?
Mais faut-il punir celle qui n’est qu’un instrument innocent ? Ou lui laisser une chance d’évoluer, d’identifier celui qui l’a dépouillée de son enfance pour la changer un fléau, et de s’en libérer ?

Et la résurrection commence. Alors que la morte se concentre sur l’apparence qu’elle désire assumer, celle d’une enfant de douze ans prête à se consacrer à ses études, les motifs du grand vase sur lequel elle flotte se mettent à luire doucement, se dissocient et se remodèlent, puis s’élèvent.
Les fleurs s’étirent, se nouent, commencent à reformer des organes internes.
Les pièces de faïence s’assemblent en un corps luisant, et le spectre lutte pour accepter son retour à la matérialité.

La fusion s’opère en douceur, la terre se fait chair souple et lisse, cheveux flottants et dents immaculées, et une magnifique enfant, revêtue d’un costume d’exorciste, lévite à présent dans la délicate lumière de la lanterne, qui s’est éclaircie et perdu tout caractère funèbre.

La gracieuse fillette descend peu à peu vers le sol, puis son mouvement se ralentit, paraît s’étirer… et elle remonte, son corps changeant pour devenir une femme épanouie, séduisante.
Il n’y a plus trace de maladresse et d’hostilité, uniquement la perfection et l’envie de s’offrir, une sensualité qui fait courir un feu ardent dans les veines des témoins, comme la séductrice se fait flots ruisselants et sillon igné qui ne demande qu’à être remonté pour la combler.

Bleu Nuit pique un fard, comme d’habitude, et recule en hâte, dressant des protections, car il n’a aucune envie de perdre sa chasteté et la puissance qu’elle lui accorde.
Sang Froid, lui, reconnaît que Nébuleux Papillon est soudain très à son goût, silencieuse, offerte, accueillante.

Mais elle paraît avoir oublié qu’elle le trouvait désirable, et semble entièrement livrée aux caresses d’un amant invisible si parfait que tout rival mortel est occulté.
Infini, chatoyant, capable d’accueillir sans être souillé tous les défauts, toutes les séquelles de la jeune fille, et la rendre à la merveilleuse vulnérabilité des mortels, leur admirable fragilité, et les richesses de leur vie fugitive. Déversant en elle tout le bonheur dont la vie l’a privée, et lui permettant de renaître pour jouir pleinement du monde.

Elle est étreinte par un dieu, secourable, sombre, sage…
…et identifié avec angoisse par les témoins de cette union : Çamdar, Seigneur de l’Illusion.
Présent dans tous les cœurs, porteur de l’espoir comme du désespoir, caressante voix de l’ombre douce, du réconfort ; les mains qui se posent sur les yeux, protégeant de l’insoutenable.
Ou le voile qui fait négliger la présence d’une falaise, et choir…

Pendant ce temps, Sang Froid est tombé sur le dos, et ne peut se relever, car un chat écrasant est couché sur sa poitrine.
Un chat au pelage d’un délicieux gris sourd, décoré de motifs pastel donnant l’impression saugrenue qu’on a mêlé de la décoration d’intérieur et une puissance incalculable.
Familier, et pourtant étranger.
Et le regard félin est d’un bleu trop vaste pour qu’être confiné dans deux prunelles ne soit pas un vertigineux paradoxe.

Le jeune homme comprend assez vite qu’il ne se relèvera pas, que le temps de la fuite est révolu. Il sera utilisé, mais il lui reste un choix : comme un instrument dont on dispose, ou comme un collaborateur dont les préférences peuvent être prises en compte, et les performances, récompensées ?

Le Chat partageant avec lui sa perception d’avenirs sinistres, glacés et oppressants, qui menacent la cité, Sang Froid se résout à coopérer. Alors le poids du Chat augmente, et, de sa voix basse, douce, et impitoyablement amusée, il lance :
– Il est temps de voir si ton bon fond est assez solide.
– Et s’il ne l’est pas…
– Poussière… tu seras poussière… les héros, plus que tout autre, partent en fragments d’étoiles, consolés, mais à peine, par la conscience de l’utilité de leur sacrifice.

Unis dans un même effort, aidés par les autres personnes présentes, il est temps d’émousser la lame qu’est devenue Nébuleux Papillon et, au mieux, de la rendre à la vie civile… voire de liquider celui qui l’a forgée. Au pire, elle demeurera nuisible, mais sans créer de catastrophe que les Dieux eux-mêmes réprouveraient. Que les mortels s’entretuent, passe, mais sans troubler leurs créateurs, merci.

Quand Sang Froid reprend conscience, il est couché dans la cour, et il se sent bien.
Oh, le monde est un peu différent, puisqu’il a accepté les présents du Chat pour ses bons et loyaux services, même un peu… beaucoup… imposés : la lucidité, la sobriété, l’autonomie.
Et s’il se sent mal… les pentes de la dépendance sont si faciles à trouver et à descendre.

Autour de lui, six écrins sont posés.
L’un d’entre eux lui ressemble.
Les autres… pourraient évoquer sa famille détestée, mais vue par le plus abominable des flatteurs.
Ou… qu’a dit le Chat, déjà, avant de disparaître : « Pourquoi toi, Sang Froid ? Parce qu’en matière de sacrifice, ta famille ne lésine pas. Si tu leur parlais, parfois, tu le saurais… »

Quelques heures plus tard, assis devant un copieux petit déjeuner dans la cour illuminée par un jour radieux, Sang Froid réfléchit aux révélations que vient de lui faire son frère : il descend d’une famille de vétérans, ayant sacrifié leurs moyens pour protéger l’empire, et n’étant que les ombres d’eux-mêmes, aussi médiocres qu’ils furent brillants. Condamnés par leurs mérites mêmes.
Et lui, fœtus dans le ventre de sa mère, ne fut pas épargné,
et naquit handicapé.
Naïf, replié sur lui-même, suicidaire, malheureux, et ne devant sa survie qu’au soutien accordé aux anciens combattants, car l’empire n’abandonne pas les siens.

Mais euh… il voulait juste pouvoir détester sa famille et le monde entier !
Il aurait donc des gens à aimer, des gens qui l’aiment depuis toujours, mais dont les sentiments, mal exprimés, ne trouvèrent jamais le chemin de son cœur aigri et rabougri ?

Et les mots du Chat, encore, lui reviennent : « Pourquoi toi ? Parce que tu te juges bon à jeter, mais que tu ne l’es pas.
Sans quoi je n’aurais rien à sacrifier… et tu serais inutile.
Mais si tu apprends à produire, plutôt qu’à être un panier percé que rien ne peut combler, tu peux survivre.
Protéger ceux que tu aimes.
Et être apprécié plutôt que seulement subi ou toléré.
Tu n’as pu choisir celui que tu es… à toi de voir si tu choisiras celui que tu deviens. »

Alma : Bouquet de jeune fille

Dans la cour obscure, une lanterne éclaire faiblement un grand vase émaillé, dans lequel est disposé un arrangement floral ravissant.

Maître Bleu Nuit apporte en silence un fauteuil, un guéridon, un plateau avec du thé, et il s’assied.

Sur l’abat-jour, les papillons semblent frémir, battre des ailes, ou se fondent-ils dans les nuages que l’exorciste a peints avec délicatesse sur la soie d’un bleu lavé de noir ?

Au-dessus des fleurs, Nébuleux Papillon reprend conscience d’elle-même. Elle se sent plus légère qu’elle ne l’a jamais été, et comme elle baisse les yeux, elle réalise qu’elle ne perçoit plus son corps. Ou, avec bien des efforts, comme une forme ténue, à peine discernable.
Là où devraient se trouver ses jambes, il n’y a que des fleurs, des feuilles, des tiges.

De la cour, elle discerne d’abord, peut-être parce que leurs natures sont devenues proches, la vapeur parfumée qui s’élève de la tasse de thé, puis Bleu Nuit lui-même.
– Maître… que m’arrive-t-il ? Je ne sens plus mon corps, je flotte…
Avec un calme parfait, heureusement contagieux, l’exorciste répond :
– Cela arrive, quand on est mort.
– Morte… mais… comment ?
– D’une tentative d’assassinat.
– J’ai été… tuée ?
– Par le système de sécurité, quand tu t’es décidée à éliminer Sang Froid.
– Mais…
– S’il convertit les voleurs en biens matériels compensant leurs méfaits, comment penses-tu qu’il réagisse quand on tente de dérober le bien le plus précieux qui soit, la vie d’un de mes hôtes ?

Dans les ténèbres de la cour, Sang Froid hoquette, surpris. L’assassiner, lui ?
Certes, il s’est montré un peu désagréable… voire franchement odieux… mais enfin, si toutes les femmes qu’il a refusées l’avaient tué, il ne serait plus là pour
Minute ! Qu’a dit Bleu Nuit, déjà, quand il lui a demandé pourquoi il irait attendre dans une cour ténébreuse, au lieu de rester au chaud dans son lit ?
Que sans sa protection, son être aurait été dissipé, et sa matière et sa force vie, rendues au Flux pour les accorder à d’autres ?
Et que comprendre cet évènement ne serait pas totalement idiot… voire carrément futé, à moins que son envie de suicide, contrariée ce soir, ne doive être respectée ?

Eh bien, il a deux mots à dire à cet exorciste ! Si le laisser se faire tuer… d’accord… manquer se faire tuer, est sa définition de l’hospitalité, il…

Autour d’eux, encore silencieux dans les ténèbres, d’autres témoins de la scène, invités par Bleu Nuit, demeurent attentifs.
Les plus bienveillants se demandent comment réussir à faire cohabiter, dans l’école, une apprentie tueuse même peu séduite par cette profession, et sa cible qui paraît exceller à la pousser au meurtre…

Un défi à leur mesure.
Car Alma est un jeu où la question n’est guère de savoir qui l’on tue, mais comment l’on évolue, ce que l’on découvre et comprend, avec qui l’on apprend à collaborer, quelles informations nous sont confiées, et quel usage en sera fait, dans un monde complexe où se fier aux apparences est le privilège des simples.
Ceux qui ne comprennent pas pourquoi ils naissent, et pourquoi ils meurent.

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Illustration d’Audrey Kawasaki.

Samedi jeux de plateau

Le samedi 26 octobre, dès 14h et jusqu’à 18h (et plus si désiré…), des jeux de plateau sont pratiqués au club.

N’hésitez pas à venir jouer, vous trouverez sûrement un jeu à votre goût parmi le vaste assortiment du club.

Bien sûr, vous pouvez aussi amener votre jeu préféré, et le faire découvrir aux autres participants !

Vous pouvez venir sans préavis, ou vous pouvez avertir l’organisateur de votre visite : Olivier (jod_ge@yahoo.fr)

Au plaisir de vous voir au club !

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Source Google de l’image :
https://www.jedisjeux.net/article/critique-de-7-wonders

Alma : Vous trahirez bien vos hôtes ?

Alors que Nébuleux Papillon désespère d’apprendre quoi que ce soit d’utile avant de s’être ruinée en glace, le fauteuil en face d’elle est investi avec une souplesse silencieuse par une exorciste très jeune, aux délicates oreilles de chat, à la finesse toute féline, et à la morale très relative, avec laquelle la discussion prend un tour radicalement différent.

Un jeu purement théorique, bien sûr, une question gratuite : comment se faire admettre comme élève quand on a n’a pas le don ?
Oh la bonne question… eh bien, avec une lettre de recommandation.

Rédigée par un exorciste en lequel Bleu Nuit ait suffisamment confiance pour ne pas refaire l’examen, et qu’il ne voit pas assez souvent pour lui demander une confirmation.

Ce qui implique de connaître son réseau relationnel ; un échantillon de l’écriture et du style ; le papier à en-tête éventuel, ou une bonne imitation.

Nébuleux Papillon, toujours aussi déphasée, est prête à renoncer devant ces insurmontables difficultés.

Mais la chatte, continuant à déguster sa crème brûlée (une glace ? Ce truc froid ? Vous n’y pensez pas !), ajoute : « Rien de plus simple pour quelqu’un qui aurait accès au bureau de Bleu Nuit ».

Nébuleux Papillon réalise enfin qu’elle possède une alliée dans la place.
La fillette se présente comme Instinct Féline, et ajoute qu’elle mettra une autre amie dans la confidence : Douce Illusion, originaire elle aussi de la Soie Dansante, ayant elle aussi une famille… délicate à gérer, et capable d’agir par compassion.
Deux complices, mais pas plus, une fuite est si vite arrivée…

La jeune fille attend donc le courrier salvateur qui lui ouvrira les portes de l’école.

C’est le moment que choisissent les autres PJ pour intervenir.
Le premier, Sang Froid, joue le protecteur des petits exorcistes, inquiet qu’une dame inconnue les invite à prendre des glaces ;
il quitte l’atelier de menuiserie, son marteau dans une main et sa tisane calmante dans l’autre, car il préfère éviter de trop s’exciter.
(ajoutez que le joueur a la tête pour jouer Thor, donc un marteau et une tisane, ça fait très : désolé les héros aussi ont besoin de cures de repos :))

C’est néanmoins d’un ton assez rogue qu’il demande à la charmante jeune fille si c’est elle qui offre des glaces, et ce qu’elle veut aux petits. Surtout qu’elle sélectionne les plus innocents, les plus vulnérables.

Une brève discussion permet d’éviter un crâne défoncé, la jeune fille révélant qu’elle est une future condisciple désirant se faire une idée de l’école qui lui fut recommandée.

Sang Froid, lui-même fraîchement arrivé et pas encore tout à fait remis des péripéties de son admission, entreprend de lui faire perdre tout espoir, si elle choisit de franchir les portes de cet asile d’aliénés…

Quand à Rincevent, il débarque à la tête d’une armée de petits estomacs, et entreprend de cuisiner Nébuleux Papillon, qu’il trouve louche, incohérente.
Elle consacre une bonne partie de ses fonds à lui offrir des glaces, car il est trop poli pour lui tirer la vérité la bouche pleine…

Démasquer une intruse, ou tester un parfum de plus, il faut choisir !
Et sa gourmandise choisit.

Nébuleux Papillon est quand même soulagée quand une petite voix très douce murmure sous la table, et que Douce Illusion, infiniment discrète, lui glisse sa lettre d’admission.

Elle peut donc enfin pénétrer dans l’école, atteindre la première cour, décorée d’arbres fruitiers, de bancs, de tables, et d’un Sang Froid couché au sol, sur lequel est penché un jeune homme aux très longs cheveux noirs, qui se présente comme Nuit Calme.

Elle ne voudrait pas le déranger dans sa tâche.
Il répond, serein, que les morts sont patients, ce qui ne la rassure guère.
Néanmoins, elle s’annonce comme future condisciple, il se révèle comme futur professeur.
Et il lui demande si elle préfère qu’il l’accompagne chez maître Bleu Nuit, qui dirige l’école, ou si elle désire prendre une première leçon.

Alors qu’elle enquête avec une inefficacité de novice, le corps de Sang Froid se redresse, déployant un charme sensuel qu’il n’avait pas manifesté tant qu’il tenait son maillet, et elle se sent frémir, séduite et ravie.
Elle se fait mutine, mais son inexpérience gâche hélas ses efforts ; toute une vie passée à jouer les repoussoirs ne s’efface pas en un clignement de cils.

Sa tentative de séduction échoue si lamentablement que le jeune homme préfère s’effondrer, mort à nouveau.
Le petit Rincevent, intrigué par ces phénomènes, vient discuter avec Nuit Calme, qui lui propose d’examiner la tasse de tisane, en tentant d’y apercevoir l’énergie vitale.
Une idée saugrenue, puisqu’une tasse n’est, en théorie, pas vivante. Enfin, la plupart du temps. Mais en habitué des tours les plus étranges, l’étudiant obtempère, et éclate de rire, ravi : une petite étoile d’un bleu resplendissant, le bleu des Chimères du Rêve, occupe le fond de la tasse, et est relié, par un fil très fin, à la Chimère qui animait le corps de Sang Froid, et s’élève vers le ciel, prenant une forme moins humanoïde, et très invisible pour le profane, mais pas pour l’œil aiguisé de l’exorciste.

Elle ne voudrait pas étaler sa présence dans une école dont elle est supposée exclue, n’est-ce pas ? Ce serait ajouter l’humiliation à l’intrusion, et elle est trop délicate pour cela.

Joyeusement, l’enfant tend à la créature la tasse, et celle-ci se reconstitue.

Il reste à savoir si se faire posséder par une Chimère est aussi honteux, pour un exorciste, que devenir un fantôme après sa mort.
Nuit Calme, toujours bienveillant, signale que Sang froid n’y pouvait rien, étant déjà mort, tué quand la Chimère au fond de la tasse avait supprimé l’eau de sa tisane, concentrant les principes actifs au point de le tuer.
Bon, et les faisant peut-être un peu muter…

Nuit Calme laisse Sang Froid aux mains des guérisseurs, blasés par son aptitude à mourir à son insu et à demander pourquoi on l’a encore déplacé sans l’avertir, et accompagne Nébuleux Papillon jusque dans le bureau de Bleu Nuit.

Toujours aussi maladroite, la jeune fille oublie de saluer, et tend sa fausse lettre d’introduction avec une hâte qui pourrait paraître très suspecte.

Mais Bleu Nuit, bonhomme, l’accueille, l’invite à s’asseoir, lui propose du thé, s’enquiert de son parfum favori, et la sert.

Pendant qu’elle contemple le vernis d’un rouge cerise profond de la table,
il lit avec plaisir le courrier de son collègue et ami, et se réjouit d’accueillir une nouvelle élève ainsi recommandée.

Celle-ci se détend encore un peu plus, soulagée que tout se soit bien passé.

Elle apprécie également le fait que le maître exorciste soit à la fois un fort bel homme, capable d’admirer sa jeune beauté, et d’un respect parfait, d’autant qu’il est chaste.

Il achève de la rassurer en expliquant que le don est d’une puissance inégale chez les divers exorcistes, mais que l’assiduité, la compétence, le complètent et compensent sa faiblesse au besoin.

Enfin, Nébuleux Papillon se détend : elle devrait pouvoir faire illusion…

Dommage que ce crétin de Sang Froid ait osé refuser ses avances. Il devrait être châtié !
Mais comment ? Elle demandera conseil à Instinct Féline, la petite chatte ne semble pas du genre à laisser une offense impunie.
Et n’avait-elle pas dit que Douce Illusion prenait aisément en pitié les jeunes filles au cœur piétiné par des malotrus ?
Il sera si simple de les manipuler pour arriver à ses fins !