Trois semaines déjà !

Trois semaines déjà que les parties ont repris au club, dans l’ambiance intimiste créée par le port des masques, où tous les subtils échanges se font du regard, au-dessus des bouches masquées.

Ou, bien entendu, par des mimiques plus ou moins marquées

Enfin, on peut à nouveau piquer un fou rire sans exploser les oreilles des autres joueurs et faire pleurer son micro 😀

Enfin, le MJ peut lever les yeux au ciel, implorant la clémence de Dieu, ou jeter son moelleux stylo rebondi sur les joueurs aux propositions les plus… ah… pittoresques.

Il est même possible de boire et de manger : chacun son tour, on ôte son masque pour siroter un délice. Sans compter qu’on peut aisément ouvrir les deux fenêtres pour créer un bon courant d’air, et envoyer au plus haut des cieux d’éventuels germes.

Bien sûr, il faut prévoir un peu de temps pour le nettoyage, mais quand on est assez pour jouer, on est assez nombreux pour que le nettoyage soit vite fait, bien fait.

Les uns montent les chaises sur la table, l’autre saisit le balai, prêt à le dégainer pour traquer la poussière jusque dans l’ultime recoin où elle se réfugie, avec sa cargaison de vils envahisseurs arrivés sournoisement collés aux semelles des joueurs.

Son coéquipier, embusqué, prépare sa balayette pour embarquer le petit tas de condamnés, gisant sagement, résignés à leur sort.

Un troisième, expert en magie élémentale, emplit le seau et apprête sa serpillère, déchaînant le déluge sur les ultimes résistants planqués dans les veines du plancher. Les naïfs, ils pensaient avoir survécu aux traqueurs.

Aux mains des plus fins tireurs, les sprays et papiers sont prêts pour nettoyer la table à nouveau vierge de chaises… plus qu’à donner un coup aux toilettes, aux poignées de porte, aux interrupteurs, exterminant les ultimes traces de possible covid.

MJ, MJ, on a combien de XP par virus tué ?
MJ, MJ, je ne peux pas sortir, on est déjà dehors.
Je devrai sortir en arrivant la prochaine fois, ou je pourrai jouer dedans aussi ?
Comment ça, tu vas me rajouter des points d’intelligence, même si tu dois les voler à Dieu ?

C’est par ici, pour le nettoyage ?

Écréa – fin de la saison 1

Un grand merci à Loïc pour cette première saison de son jeu, appréciée des joueurs comme du MJ !

Ce fut une campagne très bien écrite, qui a permis aux PJ de commencer à découvrir le plateau d’Écréa et ses environs, ainsi que les peuples attachants qui y vivent, dans une paix hélas menacée par de nombreux problèmes (comment ça, nos meilleurs cultivateurs n’ont plus que des champs stériles ? Comment ça, des pacifistes s’entretuent quand ils vont boire un pot entre amis ? Comment ça, la télépathie ne marche plus ? Comment ça, on a mis des hachoirs géants et invisibles sur le trajet des coursiers ?)

Heureusement, les PJ ont pu comprendre, puis résoudre successivement, plusieurs de ces problèmes, permettant à des gens très reconnaissants de reprendre leur vie paisible, pendant que les PJ, enrichis de savoir comme de bons souvenirs, pouvaient s’aventurer hardiment vers des ennuis plus complexes (Leeje, reviens ! On sait que ton sens du danger te conseille de courir dans l’autre direction, mais souviens-toi : sans nous, l’autre direction sera invivable aussi… comment ça, tu n’es pas rassuré ? Viens qu’on te prête un peu de courage, on n’est pas magiciens pour rien. Et toi, tu nous sers de garde-fou, te souviens-tu, avec ta sensibilité et ta moralité ?)

Certes, cela demanda de bons talents d’enquêteurs, face à des conspirations ingénieux qui paraissaient avoir toujours un coup d’avance (ah, les MJ…), mais dont il était possible, à force d’attention, d’ingéniosité, de courage et de prudence, d’alliances et de discours, de déjouer les plans. Ou de croire les avoir déjoués, en attendant le coup de théâtre suivant, et une bonne leçon d’humilité de plus… vue comme une occasion de s’améliorer.

Le tout avec des héros atypiques, aimablement prêtés par leurs universités respectives qui les savaient à la fois assez brillants pour être utiles et assez fous pour accepter une mission risquée, complétés de gardes du corps compétents (oh mon Dieu, assurer la sécurité de trois geeks ? D’accord, de trois magiciens surdoués qui ont sauvé quelques fois eux-mêmes leur escorte, avec leurs idées atypiques mais efficaces J).

Et des PNJ tour à tour ou simultanément généreux, attachants, inventifs, machiavéliques, sages, emplis de remords et prêts à tout pour corriger les conséquences de leurs erreurs.
Des gens qu’il fait bon rencontrer et qu’on est heureux d’avoir aidé, dans un monde qui mérite bien qu’on le sauve… même s’il faut à l’occasion l’expliquer aux dieux qui l’ont créé et qui ont parfois comme une petite tendance à l’extermination.

Conclusion : vivement la suite, car tant de mystères restent non élucidés, tant de peuples donnent envie d’être découverts, et il reste tellement à faire pour repousser toujours plus loin les limites de la magie, dont joueurs et MJ continuent à développer les possibilités !

Oui, oui, de la baston aussi, mais c’est pas comme si les runes ne servaient pas à enchanter les armes, n’est-ce pas, Aëlle ?

Ni comme si nous n’avions pas fabriqué une cocotte-minute géante à base de lave pour finir les monstres coriaces.

Et une pensée pour Wakli escaladant le couteau entre les dents un serpent géant certes ralenti par son couplage temporaire avec un escargot, afin d’atteindre son point faible.

Illustration d’arcadenist sur Deviant Art

Sans compter Valkan quand elle passe en mode super-félin garou doré… et nous permet de tous l’imiter pour se goinfrer du boss de fin ! À Dévoreur, dévoreur et demi.
Burp.
Quelqu’un savait que les XP, ça fait roter ?
Y’a pas à dire, les études de terrain, ça rend cultivé…
…et dodu.

Alma – De l’autre côté du mur

Un point de vue sur la quête du triplé : journal de Sang Froid

« J’ai posé une table en face du grand mur blanc, redevenu uni. Il ne porte plus de trace du passage qui s’ouvrit pour nous laisser entrer, et créer le berceau où renaîtrait mon frère.

Il serait simple d’oublier les efforts consentis pour qu’une renaissance, et surtout, une purification, deviennent possibles. Jusqu’à la chair offerte par deux enfants sautant des plus hautes branches, recréés seulement d’un ossement chacun.
Je me souviens du son de ces os taillés en flûtes, imprégnant le berceau d’une mélodie si claire que je croyais sentir mes vices s’évaporer, et j’hésite encore entre vomir et pleurer de reconnaissance. Ils ne pouvaient offrir qu’eux-mêmes, et l’on fait, sans rien retrancher d’autre qu’une chance de revenir pour se réjouir de notre succès.
N’empêche, j’aimerais bien réussir à les regarder à nouveau dans les yeux, plutôt que de lorgner leurs tibias.

Je pourrais oublier, comme j’ai laissé filer des années de ma vie, dans l’eau des caniveaux.

Mais je m’y refuse, donc j’écris.

Je ne m’essaie pas à la calligraphie, qui demande plus de souplesse, d’esthétique et de maîtrise que je n’en possède. Mais, ma tasse de tisane calmante à portée de main, je trouve les cursives rassurantes, avec leur côté carré et faussement franc. Familières, pour tout dire.

Venant de l’autre côté du mur, je crois sentir l’odeur de forêts lointaines, et entendre le tintement des pendentifs décorant les arbres torsadés qui servent de matrice à l’esprit de mon frère. Et à sa compagne de croissance, cette veuve si triste, et si dangereuse, qui a trouvé moyen de convaincre ma mère qu’elle ferait une charmante addition à notre famille.
Je sais bien que ma mère est analyste stratégique, mais je n’oublie pas que mes parents sont déjà morts une fois d’un excès de générosité.

Je me méfie de la nouvelle venue, et je crois que l’amour maternel peut être aveugle, et surestimer dangereusement ses pouvoirs curatifs. Mais tous semblent avoir décidé de prendre le risque, comme ils le font avec moi.

Je ne suis pas exactement le plus fiable des alliés, malgré mon enthousiasme, et mon fonds que je pense bon, sans avoir pu le décrasser suffisamment pour jamais m’assurer de ce point.
Je crois pourtant que l’étrange quête de mon triplé m’a permis d’évoluer.

Je pense toujours que les habitants de Trois Ponts sont fous ; mais leur démence semble plus efficace que mes efforts pour demeurer raisonnable, comme s’ils dansaient au son d’une flûte invisible qui les guide vers leur but, alors que je demeure sourd, et prisonnier de mon impuissance.

Et je dois avouer qu’ils sont également plus courageux et plus généreux que je n’aurais pu l’imaginer. Je leur voue toute ma gratitude pour l’aide apportée à ma famille.

N’ai-je pas vu un maître exorciste, un grand prêtre, et un responsable de la paix publique, risquer leurs places et jusqu’à leurs têtes pour sauver un unique enfant, qui ne leur était rien ?

N’ai-je pas vu les deux fragments restants d’un souverain retiré mettre en jeu leur retraite bien méritée pour tenir des engagements qu’ils avaient librement pris à l’égard d’inférieurs, et qu’aucun d’entre nous n’aurait eu la puissance d’exiger d’eux ?

Un révolutionnaire luttant pour ne pas désespérer face à un pouvoir écrasant et aux coups de dieux cruels, prenant sur lui d’aller traiter avec l’allié de ses bourreaux pour négocier la liberté de mon frère ?

Et l’un de ces bourreaux, le fléau de l’empire, épanoui et détendu dans les terres qu’il assemble par la seule force de son esprit, dans des flots de lumière ruisselant en cascades ? Adapté au pays qu’il crée autour de lui ? Prêt à nous écouter, prêt à nous assister ?

Tout cela pour réaliser que mon triplé, pensé mort, était devenu un traître et le serviteur d’une cause plus sombre que je ne veux l’envisager, moi qui ai pu regarder par les yeux d’un dieu les dangers qui menacent le monde.

J’ai vu mon jumeau enivré du plaisir d’être allié à un fléau, de voler dans le sillage d’un monstre, plutôt que de périr parmi les faibles. Je l’ai vu déployé par la puissance d’autrui, étendu sur le monde, supérieur à nous tous.

Et j’ai réussi, bien soutenu, à le convaincre de revenir vivre parmi nous, dussions-nous partager le même sort funeste.

J’ai vendu à un être la vulnérabilité que je déplore moi-même.

Et je ne sais si je dois m’en réjouir.

Comme de tant d’autres choses dont j’ai été témoin, alors que nous allions de place en place pour créer le rituel permettant le retour de mon frère.

J’ai gravi un autel formé de sarcophages retenant des prisonniers obstinés à durer, malgré leur réclusion, habités par l’espoir d’un avenir meilleur.

Sur ces vieux rocs moussus, ou marbrés de racines, ou verdis par les eaux, j’ai étendu mon corps, et déposé ma tête dans le giron de ma sœur.

Sur un souffle d’espérance, nos esprits se sont envolés, portés par la puissance que partageait ma sœur de ses doigts caressant mon front.

Nous avons côtoyé un manteau tournoyant, comme l’ombre d’un titan portée sur mon pays, formé d’âmes devenues des plumes écrivant un futur plus obscur que les nuits les plus noires.
Et chacun de nos vices nous y offrait une place, et jusqu’à la blancheur dont ma sœur est si fière en faisait une esclave, celle de son propre orgueil.

Nous avons abdiqué les défauts par lesquels nous nous vengions du monde, les hochets pathétiques d’enfants insatisfaits. Nous avons évolué.

Et nous sommes revenus, emmenant notre frère jusqu’au temple des morts où la Compassion lui a rendu la vie. Quand je ferme les yeux, je retrouve la paix de cette cuvette gazonnée aux courbes parfaitement polies, j’entends le frais murmure des rivières invisibles dont le cours s’y croisait, je parcours du regard les tortueux replis des vieux pins alanguis, et pourtant vigoureux.

Et le vent murmurant entre les huit portiques des Dieux Cueilleurs de Morts me rappelle que les dieux ne sont pas ce qu’on croit, que le monde est un voile recouvrant une horreur qui détruirait l’esprit, ou briserait le cœur devant tant de splendeur.

Les souvenirs en moi tourbillonnent encore, et j’ignore ce que je serai quand ils retomberont.

Capable de nier que le monde est bien plus que ce que je pensais ?
Qui sait ?

Pas moi, et c’est toujours cela d’appris. »

Ô grand univers, protège-nous des mortels !

Prière émise par un dieu à la fin du one shot du Dr Who joué vendredi 8 mai sous l’égide de David.
Si vous voulez découvrir comment on peut en arriver là, n’hésitez pas à vous manifester, le MJ peut faire rejouer le scénario.

Dr Who, règle de survie n°1 : Courez !

Un grand merci à David pour ce one shot, et nous nous réjouissons de découvrir les autres jeux qu’il propose !

Ce fut un plaisir d’inclure deux joueuses encore inconnues, Charly et Beth, qui ont pu participer aux activités du club sans se soucier de la distance, puisque même si elles habitent Fribourg, la partie avait lieu en ligne.

De la pub sera faite pour les prochains one shots, mais si vous êtes intéressé à communiquer avec le MJ pour influencer sur le choix du prochain jeu, n’hésitez pas à contacter le club pour recevoir les coordonnées du MJ par mail.

Bon jeu à tous !

Cherche joueurs/ses pour un one shot Dr Who RPG le 8 mai à 20h !

Bonjour à tous !
Après le succès du one shot du 1er mai, un second scénario du Dr Who RPG vous attend !

Le jeu
Le Docteur est un Seigneur du temps, originaire de la planète Gallifrey dans la constellation de Kasterborous.
Il parcourt l’univers à bord du TARDIS, un vaisseau spatial qui sa camoufle subtilement en forme de cabine téléphonique (très inadapté presque partout, mais que voulez-vous, une petite panne, ça arrive 🙂 
Il se déplace à travers l’espace et le temps, en compagnie d’un ou plusieurs compagnons, généralement terriens, sur un mode euh… semi-aléatoire mais toujours propice à la découverte.

Il se porte volontiers au secours de quiconque le sollicite, faisant usage de ses très grandes connaissances scientifiques et historiques, et de son ingéniosité sans pareille ! (quoique certains de ses opposants soient remarquablement inventifs également)

Dans le jeu Doctor Who RPG, vous pouvez vous trouver n’importe où dans l’univers, mais surtout à n’importe quelle époque.
Incarner une des 13 versions du Docteur et n’importe lequel de ses compagnons ou/et alliés, pour sauver une planète, déjouer des plans machiavéliques, combattre des armées de Daleks, Zygons, Cybermen…
Ou faire du shopping à Cardiff, en attendant vos prochains ennuis, servis brûlants et bien épicés, mais aussi émouvants et drôles.

Détails pratiques
La partie aura lieu le vendredi 8 mai à 20h.

MJ : David Andrey.

Pour ce one shot une connaissance de l’univers de Doctor Who est utile, mais pas indispensable.
Alors comme dirait le 10ème docteur… “Allons-y !”

Nombre de joueurs par partie : 5.

Matériel requis :

Pour participer à la partie, il vous faut une connexion internet stable, un micro, et le logiciel gratuit discord, qui peut s’installer sur ordinateur fixe, portable, tablette ou smartphone, auquel cas vous pouvez jouer avec le micro-casque de votre téléphone.
Le MJ est à votre disposition pour les détails techniques.

Comment s’inscrire ?

Si vous êtes intéressé, faites-vous connaître grâce à la page de contact du club :

S’il y a plus de 5 joueurs inscrits, le MJ fera une deuxième session du même scénario.

Et si vous n’êtes pas dispo le 8 mai ?

Inscrivez-vous quand même, David animera d’autres parties !

Il possède aussi une importante collection de JDR qu’il a hâte de faire essayer, donc si Dr Who n’est pas votre tasse de thé, restez quand même en contact, votre futur jeu préféré vous attend peut-être dans un avenir tout proche.

Prenez soin de vous, bon confinement et bon jeu à tous !

Armand