Un scénario Slasher pour l’Appel de Cthulhu

Un Slasher pour l’Appel de Cthulhu, c’est un euphémisme me direz-vous ! À quoi bon ajouter des tueurs en série et du gore dans un jeu de rôle déjà résolument mortel et dans lequel la durée de vie des PJs est réduite à peau de chagrin. En même temps quand on aime on ne lésine pas aussi nous nous sommes joyeusement lancés dans une aventure qui s’est malheureusement arrêtée plus vite que nous espérions (quelle surprise !).

Le cadre

Nous sommes en 1975. Trois jeunes adultes originaires d’Austin partent rejoindre des amis pour un weekend à la campagne mâtiné de musique rock, d’alcool bon marché et de substances illicites.

Ce mois de juillet au Texas est étouffant de chaleur. Les kilomètre de la route 385 s’égrènent rapidement et la jauge d’essence du van Dodge commence à dangereusement baisser. Jonathan, Wallace et Jack décident donc de quitter la route principale pour se rendre à la station-service d’Abattoir. Ils découvrent une bourgade quasi abandonnée, habitée par quelques pauvres âmes dégénérées. Les jeunes visitent la ville et ils s’arrêtent dans le seul restaurant local qui propose des hamburgers, ma foi, délicieux.  

Et là tout s’accélère-. Le seul pont permettant de rejoindre la route 385 s’est mystérieusement écoulé. Voilà donc les PJs obligés de s’engager sur une piste poussiéreuse afin de tenter de retrouver la civilisation.

La balade vire rapidement au cauchemar. La population locale, cannibale, se lance dans une chasse à l’homme mortelle. Son but ne fait aucun doute. Elle entend transformer les PJs en viande pour les fameux bons hamburgers goûtés précédemment.

Ce que nous en pensons

The Highway of Blood s’inspire clairement des grands films d’horreur classiques. De Massacre à la Tronçonneuse à La Colline à deux yeux. La transposition de l’ambiance du film Délivrance dans le désert Texans est notable.

Ce scénario bac à sable est réservé à des PJs avertis qui, s’ils ont de la chance aux dés (ce qui ne fut pas notre cas) pourront peut-être visiter une mine d’uranium abandonnée, la fameuse fabrique de viande humaine ou tomber sur un culte de mutants arriérés.

Une mention spéciale au personnage de Jonathan, l’étudiant fayot de bonne famille, qui nous a fait deux 100 d’affilée lors de la première et seule course poursuite. Il a chuté du van à 60 km/h avant de se faire shooter par un pickup… Comme disant Goose à ses camarades de promotion dans Top Gun « Mesdames, Messieurs, vos enfants sont morts car ils étaient débiles ».   

Ludiquement vôtre

Yan, Gnome-scribe