Blitz Bowl

Connaissez-vous Blitz Bowl, le « petit frère » du vénérable Blood Bowl, jeu initialement sorti en 1987, créé par Jervis Johnson et édité par Games Workshop (entreprise renommée Warhammer en 2025) ?

Le pitch

Blitz Bowl vous invite à jouer de jeunes rookies qui s’étripent joyeusement dans la Fosse devant une foule en délire. Le but ultime, attirer l’attention d’un sélectionneur d’une des prestigieuses franchises de la ligue majeure de Blood Bowl et se faire recruter.

Le jeu se joue sur un terrain réduit où s’affrontent 2 équipes de 6 joueurs. Pour gagner il ne suffit pas de marquer des touchdowns. À chaque tour, des cartes de défis vont permettre à des joueurs de mettre leurs talents en évidence et ainsi augmenter la probabilité de leur équipe de remporter le match.

Là où Blood Bowl prend tout son sens dans les tournois et les compétitions de ligue, Blitz Bowl est un jeu « one-shot », rapide à mettre en place avec une mécanique nerveuse. L’essence du jeu originel est fidèlement respectée sans toutefois se retrouver dans la situation malheureusement trop souvent vécue de débuter un championnat qui ne se termine jamais, faute d’arriver à coordonner les agendas des participants dans le temps. On peut lui reprocher la grande part laissée au hasard des dés, mais dans un univers marqué par le Chaos, est-ce vraiment une surprise…

Notre avis

Le jeu est de type « play from the box ». Il comprend tout le nécessaire et le seul réel investissement en temps reposera sur le montage des figurines et leur peinture. Le jeu est très dynamique, avec de nombreux changements de possession de ballon et des scores qui évoluent rapidement. Malgré des règles simples, il propose une réelle profondeur tactique : la limite de trois actions par tour oblige les coachs à faire des choix difficiles entre attaque, défense, contrôle du ballon et réalisation de défis. Chaque décision implique des compromis, ce qui apporte une dimension stratégique constante. Le jeu est donc facile à comprendre, mais riche en réflexion et en choix tactiques. Et si tout cela pour vous c’est du blablabla, vous pouvez toujours prendre les orcs et chercher uniquement à décimer votre adversaire car pour marquer des touchdowns ou des défis, encore faut-il avoir des joueurs vivants sur le terrain.

À l’instar du Titanic, ce jeu n’a pas traversé l’Atlantique et la seule possibilité de le trouver en Europe est de passer par des distributeurs allemands qui le propose à un prix, disons, parfois indécent et surtout dans la langue de Goethe. Dommage car c’est une vraie pépite, parfaite pour des parties qui dépasseront rarement l’heure de jeu, mise en place comprise. Donc si vous voyagez aux Etats-Unis ou que vous avez une connaissance qui peut vous l’acheter et vous l’envoyer par poste, n’hésiter pas un instant.

Ludiquement vôtre