Cthulhu Death May Die

Voici un jeu de plateau qui résume bien l’Ameritrash. Du Pulp, une grosse boîte bien lourde et pleine à craquer de matériel, des figurines en veux-tu en voilà, un soupçon de règles et de pseudo stratégie souvent anéantie par des jets de dés foireux et un thème des plus réjouissant : looter des armes et des objets magiques dans des lieux lugubres afin de défoncer des sbires et des créatures du Mythe en espérant ne pas voir apparaitre trop vite un Grand Ancien qui va souvent précipiter la fin de la partie.

Le jeu est soutenu par un matériel vraiment plaisant et immersif ainsi que des personnages à incarner hauts en couleur telles que la fillette pyromane, un ancien soldat manchot qui n’a rien à envier à l’officier de la Gestapo Arnold Ernst Toht (pour ceux qui ont la référence), un pseudo-Raspoutine adepte de magie ou encore une bonne sœur pas maladroite avec les armes à feu.

Le jeu reprend une mécanique classique. À chaque tour, vous réalisez trois actions, subissez ensuite un événement via une carte de Mythe tirée au hasard, puis affrontez les monstres présents ou récupérez du butin si votre personnage est en sécurité. Pendant ce temps, un compteur rapproche progressivement le Grand Ancien de la destruction du monde, que les investigateurs tentent d’empêcher.

La force du système : plus les personnages vont avancer dans l’aventure, plus ils vont devenir fous mais plus ils vont devenir puissants jusqu’à une mort souvent inéluctable. Et oui, cela reste du Cthulhu ! À vous de trouver le juste équilibre entre votre gestion du risque et votre envie de rendre votre avatar plus mortel en espérant que la « bascule » arrive le plus tard possible.

Au final, un jeu de plateau parfait pour une soirée entre amis ou quand votre MJ vous a planté à la dernière minute…

Ludiquement vôtre